Jürgen Klopp est désormais pleinement installé dans son rôle de patron du football chez Red Bull, et le projet du Paris FC occupe une place centrale dans ses priorités. Hors de question pour l’ancien entraîneur de Liverpool de lâcher l’affaire. Après l’exploit en Coupe de France face au PSG, l’Allemand a tenu à remettre les choses dans leur contexte et à défendre sans détour le travail de Stéphane Gilli.
La victoire 1-0 obtenue avec un dispositif très défensif a fait grincer des dents, mais Klopp assume. « C’est très bien de gagner contre le PSG comme nous l’avons fait. Est-ce que c’était une bonne publicité pour le football ? Non. Mais c’en était une pour la résilience et l’esprit d’équipe », a-t-il expliqué à plusieurs médias, dont l’AFP. Pour lui, ce genre de match raconte aussi quelque chose de fort sur l’état d’esprit d’un groupe.
Surtout, Klopp a tenu à clarifier son rôle. Il n’est pas là pour dicter les choix tactiques. « Je ne vais pas voir Stéphane après le match en lui disant “je te l’avais dit, il fallait jouer en 4-3-3”. On discute. Il n’a pas les joueurs, donc jouer à cinq derrière n’est pas un problème », a-t-il assuré. Le message est clair : Gilli est maître de ses décisions, et le projet se construit dans le dialogue, pas dans l’ingérence.
« Je ne suis pas idiot »
Klopp rappelle aussi qu’il est responsable du football chez Red Bull dans son ensemble et qu’il n’attend pas une uniformité de style. « Je ne m’attends pas à ce que tout le monde joue de la même manière », explique-t-il. Et encore moins au Paris FC d’imiter les géants. « Ils veulent que nous pratiquions le meilleur football possible, mais si vous êtes le Paris FC, je ne m’attends pas à ce que nous ayons 80 % de possession. Je ne suis pas idiot. »
Sa vision est plus large et s’inscrit dans le temps. « L’évolution générale dans le futur, au fil des années, doit consister à s’affranchir de la qualité des joueurs, car nous n’aurons jamais les meilleurs », conclut-il. En clair, Klopp prône la patience, la cohérence et la construction progressive. Le Paris FC ne gagnera pas en copiant les autres, mais en bâtissant une identité adaptée à ses moyens et à sa réalité.

