Coup de massue en pleine nuit sur la Canebière. L’OM a tranché sans attendre : Roberto De Zerbi est débarqué après l’humiliation du Classique face au Paris Saint-Germain (5-0). Réunion de crise, décision express, communiqué nocturne : rideau.
Officiellement, le club parle d’une décision collective et d’une séparation “d’un commun accord”. Officieusement, le constat était acté depuis plusieurs jours : message perdu, vestiaire décroché, résultats hors de contrôle. Le naufrage contre Paris a servi de détonateur final.
Arrivé avec l’étiquette de coach visionnaire, De Zerbi n’a pas résisté à la spirale noire : fiasco européen, série de contre-performances, équipe coupée en deux. Jeu séduisant par séquences, mais trop fragile quand la pression monte. Le projet s’est fissuré, puis effondré.
Marseille relance donc — encore — la machine à entraîneurs. Et le casting s’annonce XXL.
Qui pour le remplacer ?
En interne, plusieurs pistes circulent déjà. Les noms “galactiques” font rêver : Xabi Alonso, Xavi, Ruben Amorim. Profils modernes, forte identité de jeu, énorme impact d’image — mais dossiers coûteux et très compliqués.
Derrière, les bâtisseurs : Pioli, Maresca, Thiago Motta. Méthode, structure, discipline. Des coachs capables de remettre un cadre sans tout dynamiter. Côté profils à poigne : Igor Tudor reste une tentation permanente. Laurent Blanc et Patrick Vieira offrent expérience et statut Ligue 1. Des choix forts, clivants, immédiatement lisibles.
En outsiders : Juric, Terzic, Bruno Lage, Adi Hütter, Vitor Bruno, Habib Beye. Options plus discrètes, mais compatibles avec une mission sauvetage. Ce sera le 32e changement de coach en championnat depuis 2000. Cette fois, l’OM ne cherche pas seulement un nom. Il lui faut un pompier — et un bâtisseur.
Related Posts:

